Mon attente pour tomber enceinte

Dernière mise à jour : 31 oct. 2020

Après l’arrêt de ma pilule en octobre 2016 juste après mon mariage, j’ai attendu 14 mois avant de tombée enceinte. Si les trois premiers mois je n’étais pas focalisée dessus, les mois suivants m’ont parus assez longs. Avec le recul, cela m’a permis d’évoluer et de savourer pleinement ma grossesse.

Chaque règle (les vrais règles pas les saignements de privation avec les pilules) génère une phase de dépression, plus ou moins importante selon les femmes. Forcément lors de cette attente, je vivais très mal ce rappel que je ne portais pas la vie, comme un échec personnel. Maintenant je le vois comme un cycle supplémentaire de passé, que le nouveau cycle m’offre une chance supplémentaire et me rapproche de ma future grossesse.

Je n’étais pas à l’aise pour évoquer le sujet, seules quelques amies proches étaient au courant de cette attente. Je vivais très mal la pression de l’entourage familiale, les phrases anodines se transformaient en inquisitions régulières. J’ai vécu plusieurs repas de famille particulièrement difficile où je me suis sentie torturée. Bon alors ce bébé c’est pour quand ? J’avais l’impression qu’on appuyait avec des aiguilles, là ou cela fait mal. Depuis j’ai compris que c’était un acte d’amour maladroit, qu’ils étaient également dans l’attente que nous ayons cet enfant. J’en parle avec facilité lorsque le sujet est abordé.

Les annonces d’autres grossesses m’enfonçaient au fond du trou. J’étais dans la victimisation, et je me demandais pourquoi je n’y avais pas le droit moi aussi. Pour cette deuxième attente, je le prends de l’autre manière, je me réjouis pour la future maman, et je me dis que bientôt ce sera mon tour. Selon ma croyance, plus de personnes sont enceintes autour de vous (y compris celles que vous voyez dans la rue), plus vous avez de chance d’y parvenir. Il s’agit d’un signe de synchronicité que l’univers vous offre.

J’ai découvert le business autour de la pré-conception, et j’ai essayé des gels miracles qui promettent une meilleure fertilité. Puis les tests d’ovulation, tu as une boîte de 10 tests, et quand tes cycles ne font pas réguliers à 28 jours (à peine 20% des femmes) si tu suis la notice tu utilises toute la boite en un cycle, et encore il peut en manquer! Tout ça pour décoder notre propre corps. Depuis mon retour de couche, j’ai appris à reconnaître les signaux produits mon corps pour détecter cette phase fertile, et devenir autonome.

Cette attente commençait à avoir un impact sur notre couple. Nous avions des discussions houleuses, et je reprochais à mon mari de ne pas prendre en compte ma souffrance et de ne pas vouloir parler ensemble de nos difficultés. Sans me rendre compte que ce n’était pas facile pour lui non plus, et que de ne pas réussir à procréer, l’amenait à remettre en question sa virilité.

Après 9 mois d’attente, j’ai pris rendez-vous chez une gynécologue. J’ai été accueilli par une mise en bouche spectaculaire : « Mais vous voulez un bébé, vous avez quel âge ! ». Déjà j’avais 31 ans, et peut importe si j’en avais eu 20, quel est son problème ? Après c’est tout juste si elle ne m’expliquait pas comment avoir des rapports avec mon mari. Bon peut être que je n’étais pas tombé sur la bonne, quelques semaines après j’en ai essayé une autre, qui m’a fait faire une série de prises sanguin sans m’expliquer quoi que ce soit sur les résultats, et m’a prescrit des médicaments. Sur internet j’ai voulu interprété et j’ai lu tout et son contraire. J’ai fini par consulter une troisième gynécologue, qui m’a paru plus compétente que ses consœurs, elle m’a dit que les médicaments n’étaient pas utiles dans mon cas, mais la douceur et la parenthèse enchantée de la grossesse ne faisait pas parti de ses valeurs.

A la rentrée, puisque la médecine traditionnelle ne m’avait pas donné satisfaction, je me suis tournée vers la médecine holistique. J’ai fait deux séances chez un ostéopathe pour remettre en place mon bassin et tous mes organes. J’ai consulté une naturopathe d’une extrême bienveillance qui m’a boosté de lumière et m’a orienter pour améliorer mon alimentation, conseiller de pratiquer des auto massage du ventre, et me tourner vers des produits naturels aussi bien pour le ménage que pour les produits de beauté. Depuis je réalise presque toutes les recettes maison. J’ai aussi rencontré une merveilleuse acuponctrice, au bout de trois séances mes cycles se sont régulés. J’ai commencé à pratiquer le yoga une fois par semaine avec une professeur à domicile, très douce qui m’a toute suite réconcilier avec mon corps et mon esprit.

En parallèle nous sommes partis à l’île Maurice, nous avons fêté nos noces de coton, ce fut un magnifique voyage. J’ai commencé à méditer régulièrement, j’ai lu le livre exceptionnel « Les neuf marches ». Le fait de comprendre ce qui se passe derrière l’incarnation d’une âme m’a fait énormément de bien.

Un peu plus de trois mois après ces changements majeurs, notre loulou a été conçu. C’était un moment complice avec mon mari. Le lendemain je faisais une séance d’acuponcture, qui a probablement facilité l’implantation de l’œuf.


Je prenais ma température le matin afin de vérifier si elle restait haute pour indiquer cette possible grossesse. J’avais un retard de quelques jours, mais je ne surveillais plus les dates. Le matin du réveillon, ma température avait chutée. Je me suis faite à l’idée que je n’étais pas enceinte, que ce n’était pas pour cette année. Un couple a annoncé qu’ils attendaient un bébé pour juin, elle était tombée enceinte tout de suite dès le premier cycle. Cette nouvelle annonce a été déchirante. J’ai beaucoup bu, parce qu’à l’époque c’était mon moyen de déconnecter mon mental, et de fuir mes émotions. Depuis j’en ai pris conscience et j’ai appris à gérer autrement.


Le lendemain matin au réveil j’avais très faim, et envie d’œuf et de pâtes au petit déjeuner. En cuisinant j’ai eu cette certitude, c’était le signe que j’étais enceinte. Je le savais au fond de moi. Je ne voulais pas en parler tant que je n’avais pas la preuve. J’ai attendu le lendemain pour réaliser le seul test de grossesse que j’avais, au bout de 10 minutes je n’avais toujours pas la première barre de repère, je me suis donc faite à l’idée qui ne marchait pas, et j’ai filé faire une prise de sang. A 11h21 au travail j’ai reçu le mail de notification de résultat, j’ai ouvert et j’ai vu 1490.


J’étais ENCEINTE. Mon cœur a explosé de joie, j’étais au maximum de bonheur. Le soir le test urinaire avait fait apparaître les deux barres. Le début d’une merveilleuse aventure.

Vous trouverez ici une liste d'affirmations positives pour booster votre fertilité, et ici une liste de 10 conseils.

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